Pour les professionnels locaux de l’emploi temporaire, le Covid n’aurait qu’une influence limitée sur la vague de sollicitations constatée en janvier. Le recours à l’intérim serait en effet plus souvent justifié par la montée en charge des carnets de commandes que par le besoin de remplacer au pied levé des salariés contaminés.

« Ce n’est pas forcément pour pallier des absences Covid », affirme ainsi sans hésiter Marie Eckly, de l’agence Experteam.

 » Au contraire, c’est plutôt pour faire face à une activité qui augmente. On a bien quelques remplacements, mais le gros concerne des entreprises qui tournent à plein régime », continue celle pour qui le raccourcissement de la période d’isolement réglementaire et le temps de prise en main d’un poste sont plutôt de nature à encourager les entreprises à se débrouiller avec un salarié absent durant quelques jours.

« On est finalement plus amené à remplacer nos absents Covid, des intérimaires sur des missions de long terme malades que l’on remplace par un autre, que des salariés », note-t-elle.

Si le Covid ne dope pas forcément la demande, il complexifie néanmoins le boulot pour certaines agences.

Au gré des contaminations, le volant d’intérimaires disponibles pour une prise de poste au pied levé peut en effet subir des évolutions brusques.

« Au niveau de l’agence Connectt de Saverne, celle-ci connaît une hausse  d’activité d’environ 10 % par rapport à la même période les années précédentes, mais entre 15 et 20 % de ses intérimaires sont indisponibles uniquement à cause de la Covid-19 » indique ainsi la communication de ce réseau de 32 agences, qui confesse « un vrai casse-tête d’organisation».

Un cas auquel la gérante de Sup Intérim n’a en revanche pas encore été confrontée. « On a accès au gros de nos intérimaires. Cela concerne ponctuellement une, deux personnes », constate sa gérante, Audrey Batista.

Source : DNA, RUBRIQUE : Saverne – alsace bossue